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 08.05-M107 Anaëlle

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MessageSujet: 08.05-M107 Anaëlle   Lun 30 Aoû - 4:38

Personnage !


Prénom : Anaëlle

Code barre : 08.08-M107

Âge : 18 ans

Numéro sur 10 : 07

Sexe : Féminin

Attirance Sexuelle : Bisexuelle

Description physique :

Anaëlle est la copie conforme du spécimen 04.02-M107 en un peu plus jeune. Elle a été clonée à partir de l’embryon d’une autre Neko, ce qui explique cette énorme similitude.
Anaëlle est jeune fille, enfin, presque, dont la nature scientifique la dotée d’une queue et de deux oreilles de chat. Elle est assez grande pour son âge mais reste tout même très maigres : les conditions de vies ne lui permettent pas de se nourrir correctement, encore moins après l’abandon du labo par les scientifiques. Et même si la viande ne manque pas (c’est la seule chose qui reste de toute façon), elle reste tout de même maigre comme un clou. Elle arbore des cheveux noirs. Cependant, contrairement au spécimen 04.02-M107, ceux-ci ont été régulièrement coupés et ils lui arrivent donc aux épaules. D’ailleurs, grâce à son clone ou plutôt de celle d’où elle vient, ses cheveux sont toujours plus ou moins coiffés et propre (Ce mot ayant une autre signification pour les habitant du labo que celle des humains normaux). Grâce à un peigne que son identique gardait précieusement. Anaëlle porte toujours la blouse blanche que tout les spécimens du labo portent (enfin, presque tous). Malheureusement, à l’instar de sa souche, celle-ci est trop petite avec le temps qui passe et elle est obligée de garder les boutons du haut ouvert. Mais cela ne l’inquiète pas de trop, elle n’est pas la seule à faire comme cela et puis c'est toujours mieux que de se promener toute nue.


Description Mentale :


Anaëlle n’a jamais su quoi penser. Elle ne sait pas quoi faire ou quoi choisir. Elle n’est jamais satisfaite de ce qu’elle a et veux toujours ce que les autres ont. Mais elle est souvent partagée entre deux sentiments ou choix qui sont toujours totalement opposés. Un problème inhérent aux numéros sept il paraît. Il est cependant un peu moins prononcé chez elle. Au début elle était plus renfermée sur elle-même, attendant que tout se passe et surtout que cela se finisse. Mais un événement important pour elle survint peu après l’ouverture des cages, ce qui lui ouvrit les yeux. Après cela, elle ne fut plus la petite qui avait peur, mais plutôt celle qui faisait peur.
Anaëlle est de nature curieuse, elle aime voir et comprendre ce qu’il se passe autour d’elle. Elle est aussi animée de cette fameuse saute d’humeur que tous les numéros sept ont. Mais chez Anaëlle, lorsqu’elle devient furieuse, pour une raison valable ou non, il est très très rare que sa saute d’humeur s’arrête sans un bain de sang. Elle n’arrive pas à se contrôler lorsqu’elle se fâche. Mais comme 04.02-M107, elle essaye de rester le plus humain possible, en vue d’une éventuelle échappatoire à cet huis-clos.

En ce qui concerne le « Jeu », Anaëlle n’a aucun avis là-dessus car elle n’a rien connu d’autre.
Anaëlle déteste l’autorité que l’on pourrait exercer sur elle. Elle préfère donner des ordres qu’en recevoir. Toujours à l’opposé de son modèle, elle ne déteste pas particulièrement les numéros qui lui sont supérieurs, ils sont « justes un peu mou » pour reprendre ses dires . Mais elle a horreur des numéros inférieurs qui sont « cons comme leurs pieds et méchant avec ça ».
Par contre Anaëlle aime se trouver dans les bras de quelqu’un en qui elle a confiance. Car c’est la seule chaleur qu’elle trouve agréable en ce monde.

Rêves :


Son plus grand rêve est que le spécimen 04.02-M107 revienne à la vie, même si elle sait que cela est impossible. Elle veut aussi sortir pour voir ce que ce même spécimen lui a décrit. Elle veut se libérer de toute cette haine, mais vivante. Elle veut survivre !


Histoire :


Au plus loin que je m’en souvienne, j’étais seule. C’est drôle maintenant que j’y pense. Cela ne me choquait pas du tout d’être assise, à longueur de journée dans une cage en verre. Chose impossible maintenant bien évidemment. Mais à l’époque, je ne savais rien. Oui, on peut dire que j’étais une ignorante. Tout ce que je savais, c’était plus ou moins dans combien de temps j’allais manger ou encore dans combien de temps les lumières allaient s’éteindre pour que je dorme. Ma vie se résumait à ça. D’ailleurs, je ne me souviens pas d’avoir pensé à quelque chose pendant cette période. A quoi pouvais bien penser dans ces moments là. Eh bien, je ne sais plus. Je ne devais pas avoir beaucoup de matière sur lesquels penser étant donné que je n’avais accès à rien, à aucune connaissance ni à aucun compagnon que je voyais en dehors de ma cage. Je me demande si, à l’époque, je savais déjà que ce laboratoire était le mal incarné. Mais sur les premières années de ma vie, je ne garde aucun souvenir, comme si ma mémoire avait été effacée jusqu'à un moment. Qui sait, c’est peut-être le cas….

Le souvenir le plus lointain dans ma mémoire est un visage. Un visage de femme. D’après le peu que j’en savais à l’époque, elle était scientifique dans le laboratoire. Lorsqu’elle m’a parlée pour la première fois, après m’avoir fait sortir de la cage, j’ai compris ce qu’elle voulait dire, alors que je n’avais jamais parlé avant. Cela m’a surpris il me semble. Et elle avait sourit devant mon étonnement. Moi qui n’avait jamais communiqué avec quiconque je parlais et je comprenais ce que la personne en face de moi disais. Enfin, pas tout évidemment. Comment voulez-vous que quelqu’un qui n’a rien fait de sa vie sache ce qu’est une chaise ou un couteau ? Mais ce ne fût pas un problème très longtemps.

Cette scientifique me donna un livre, un recueil de pages avec des mots et des images pour que j’apprenne le nom des objets. J’avais enfin une occupation pour passer mes journées. D’ailleurs, à l’heure qu’il est, quand je trouve le temps, je prends un dictionnaire dans un des bureaux et je le feuillette, pour améliorer mon vocabulaire et devenir le plus « humain » possible. Mais ça, c’est venu bien après, après une rencontre qui a changé ma vie.

Mais avant de faire ce bond de quelques années dans ma vie, revenons à la scène d’avant. Je voyais la scientifique de temps en temps. Je ne peux pas dire précisément quand car la notions des jours et des heures était vraiment quelque chose d’abstrait. Après tout, on se réveillait quand on voulait et on dormait quand on voulait. Quand j’étais en compagnie de la scientifique, je…Hum… m’amusais ? Je ne sais pas si c’est le bon terme, mais le temps passait plus vite que quand je ne faisais rien dans ma cage. C’était intéressant et fascinant. D’ailleurs, au vu de mes progrès énormes en vocabulaire, elle a tenté de m’apprendre à écrire. Et bien là, ce fût une vraie catastrophe ! Je tremblais tellement, pour une raison totalement inconnue d’ailleurs, que je n’arrivais pas à faire des boucles correctes et donc ce que j’écrivais était totalement illisible pour les autres. Donc il n’ y avait aucun intérêt à écrire si personne ne pouvait lire.

Il y a quand même une chose qui me encore rire à l’heure actuelle, c’est la façon dont j’agissais. On aurait dit une jolie et gentille petite fille innocente. Je l’étais bien évidemment, mais cela n’était pas la façon d’agir des numéros sept en temps normal. Je veux dire… D’accord on n’est pas tout le temps violent, mais il y a des moments où…Où…Où on pète un câble, où on a des envies de meurtre. Mais moi, non, je n’avais jamais envie de meurtre ou autre. D’ailleurs, je ne savais pas ce qu’était la violence à l’époque. C’était juste un mot dans le dictionnaire. D’ailleurs, je n’avais jamais compris certains mots comme par exemple « sentiments » ou « joie » ou d’autres encore. Je n’avais pas pu les ressentir donc je ne savais pas de quoi il en retournait. J’étais vraiment innocente à l’époque.
Mais cette époque n’a pas durée longtemps.

Un jour, alors qu’on me conduisait de nouveau chez la scientifique, j’ai eu un accident si l’on peut dire. J’étais assez excitée ce jour là car j’avais appris pleins de nouveaux mots la veille en lisant un livre que la scientifique m’avait donnée. Je devais avoir huit ou neufs ans. Un Inu, qui devait être numéro deux ou trois, à échappé aux gardes qui lui étaient assigné et celui-ci en a profité pour mettre la pagaille un peu partout dans le labo. Mais il était violent, très violent. Je n’avais pas compris au début, je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça. Ils avaient probablement fait des expériences douloureuses sur lui et il devait être furieux. Et cet imbécile, me voyant seule car j’avais été abandonnée par celui qui me conduisait où je devais aller, s’est jeté sur moi en essayant de m’arracher le bras. Des gardes sont très vite arrivés et l’ont endormit à coup de seringue. Mais le mal était déjà fait. Je crois qu’il m’a cassé le bras droit et j’ai du avoir une ou deux côtes cassées. Mais le pire dans tous ça, c’était que moi aussi, mentalement j’étais cassée. J’avais été submergée par ce sentiment, par cette douleur. C’était comme si j’avais ouvert les yeux sur la haine et la douleur présentes dans ce labo. J’ai eu un plâtre pendant un petit moment, m’empêchant de sortir de ma cage. Mais de toute façon, je n’allais pas en sortir avant un bon moment. Je ne voulais plus aller en dehors, je ne voulais plus avoir mal comme ça. Enfin, quand j’y repense, je trouve ça stupide, mais je comprends qu’à l’époque, je n’avais pas sentis quelque chose comme ça avant. Car oui, je peux le dire, je n’ai jamais eu d’expériences faites sur moi ou mon corps. A moins qu’elles aient été effacées de ma mémoire avec les premières années dans la cage, qui sait…. Donc je n’avais jamais été blessée ni rien. C’était un très gros choc pour moi. On pouvait détruire ma personne, on pouvait me réduire à néant si je sortais de ma cage. Et c’est comme ça que j’ai continué ma vie, à rester dans cette cage. Oh bien sûr, on est déjà venu me chercher pour m’amener chez la scientifique, mais j’ai toujours refusé. J’étais terrorisée à l’idée que cela puisse se reproduire.

Un jour, alors que j’étais roulée en boule au fond de ma cage, la scientifique qui m’avait appris à parler correctement est venue me voir. J’étais contente de la voir ce jour et je n’avais pas peur car j’étais dans ma cage, là où il ne se passait rien de douloureux. Mais j’ai eut encore un choc ce jour là. Je ne devais pas avoir vu la scientifique depuis un bon mois. Elle m’annonça qu’elle était contente de me voir. Moi aussi j’étais contente. Elle me donna un dictionnaire et elle me dit qu’il y avait tout les mots du monde dedans. D’ailleurs, je l’ai toujours ! Elle m’a aussi dit qu’elle n’allait plus jamais me voir car elle avait été renvoyée de son travail. Ce fut un sacré choc, je peux vous le dire. Je n’ai pas arrêté de pleurer dans ma cage pendant deux jours entiers. Mais elle m’avait quand même fait trois cadeaux avant de partir : Elle était venue me dire au revoir, alors qu’elle aurait tout simplement pu partir sans prévenir, elle m’avait offert un dictionnaire, que j’apprécie toujours autant et surtout, elle m’a donné un prénom. Oui, cela peut paraitre un peu futile comme ça, mais ce fut très important pour moi. Comme disait Gabrielle, le prénom nous humanise plus qu’un vêtement ou du vocabulaire. Elle m’a donné son prénom, Anaëlle. A chaque fois qu’on m’appelle ou que mon prénom est dit, je pense à elle et mon cœur se serre un peu à l’idée d’avoir perdu quelqu’un comme ça. Oui, je peux dire que je l’ai perdu. Peut-être que si j’étais allée la voir malgré ma peur, elle serait peut-être restée ? Mais bon, c’est le passé, on peut plus rien y changé, n’est-ce pas ? Mais sa dernière phrase à mon égard fût assez troublante : « Tu ressemble à quelqu’un ici. Essaye de la trouver. Vous êtes du même sang, de la même origine. Vous vous en sortirez ! ». Je n’ai pas compris cette phrase sur le moment, mais ce fut bien après que je l’ai comprise. En tout cas, cela me renferma encore plus qu’avant. On ne venait plus me demander si je voulais sortir ou autre chose. J’étais dans mon coin, à lire mon dictionnaire, ou alors effrayée par ce qui se passait autour de ma cage : les hurlements strident, les gémissements, les cris et tout le reste. J’avais peur, très peur. La seule chose qui me consolait c’était que j’avais encore une source pour ne pas être un légume. Cette situation pris fin un jour.

Je devais avoir dix-sept ans. Ce jour là, une voix me réveilla en disant que le jeu commençait et que ce serait chacun pour soi. Hein ? Quel jeu ? Comment ça chacun pour soi ? Je ne comprenais pas très bien ce que cette voix, venue des haut-parleurs, voulait dire. Mais ce fût de courte durée : quand j’ai vu que toutes les cages s’étaient ouvertes en même temps, j’ai vite compris que j’allais devoir me cacher. Oui, à l’époque, je ne voulais que me cacher et lire le dictionnaire. Je ne voulais pas avoir encore à subir la même douleur que lorsque l’Inu m’avait attaquée, des années auparavant. Je suis vite sortie de ma cage, emportant avec moi le dictionnaire et je suis allez me trouver une cachette. La première cachette que j’ai trouvé, c’étaient les toilettes des hommes. Oui je sais, pas très sympas comme endroit, mais je ne connaissais pas les logos. Pour moi c’était juste une petite pièce, semblable à ma cage, que je pouvais verrouiller. Je suis donc resté pendant un jour entier à lire mon dictionnaire, sursautant à chaque fois que quelque chose touchait la porte.

Mais il a bien fallut me rendre à l’évidence : j’allais avoir des problèmes pour avoir à manger. De l’eau, j’en avais dans la cuvette, je sais, ce n’est pas très ragoutant, mais je n’avais pas de nourriture. J’ai donc ouvert la porte pendant la nui, enfin je crois, et je me suis mise à chercher de la nourriture, en évitant de croiser d’autres spécimens. Mais je me suis rendu à l’évidence : la seule façon de manger était de tuer quelqu’un. Mais moi, avec ma taille moyenne et moi poids plume, comment pouvais-je tuer quelqu’un ? Eh bien la question s’est vite résolue. J’ai trouvé un endroit surélevé et j’ai attendu. Un Neko, huit ou neuf, est passé en dessous de l’endroit ou j’étais. Je lui ai fait tomber un bloc de pierre, qui était partit du mur, sur la tête. Il est mort sur le coup. Avec l’aide d’un couteau que j’avais trouvé par terre, je lui ai coupé un bras et je me suis dépêchée de retourner à ma cachette car les autres spécimens accouraient déjà pour avoir un morceau de ce pauvre Neko. Paix à son âme comme dirait Gabrielle. D’ailleurs, en parlant de Gabrielle, ce fût à ce moment que je l’ai rencontrée. Je retournais vers la cabine de toilette ou je me cachais avec le bras du Neko que j’avais tué. J’avais déjà compris à l’époque le système de fermeture de la porte. Avec le couteau, j’avais fermé de l’extérieur avant de partir pour que personne ne touche à mon dictionnaire. Au retour, j’ai repris mon couteau et j’ai rouvert la pièce. Sauf qu’elle n’était pas vide ! Assise sur la cuvette des toilettes, une Neko était en train de lire mon dictionnaire. Mais le pire dans tout ça, c’était qu’elle me ressemblait, elle était moi, ou plutôt, j’étais elle. Elle m’a regardé un instant puis le bruit d’un Inu se rapprochant la fit agir : elle m’agrippa et m’enferma avec elle dans la pièce. Nous avons attendu que le Inu s’éloigne pour commencer à parler. Elle s’est présentée sous le prénom de Gabrielle. C’est à ce moment là que je me suis souvenue de ce que m’avais dit la scientifique avant de partir. J’étais donc de la même souche qu’elle. Elle était donc…Ma sœur ? Enfin, je n’en suis plus très sûr, je n’ai jamais eu de famille pour m’exercer à la généalogie. Nous avons donc fait connaissance. Elle était au courant que j’étais de la même souche qu’elle. Et grâce à cela, un lien très fort nous a unies. Apparemment, nous étions les seules à avoir un quelconque lien de parenté dans le labo. Ils avaient testé le clonage pour voir si cela marchait, ce qui expliquait qu’aucune expérience n’avait été faite sur moi pour tester mes réactions. Mais bon, cela n’avait plus grand importance. Mais le fait d’avoir découvert Gabrielle était pour moi un soulagement : j’avais enfin quelqu’un à qui parler après toutes ces années de solitudes.

On a très vites appris à se connaître. Contrairement à moi, elle n’était pas peureuse du tout. C’était plutôt le contraire ! Combien de fois ai-je vu Gabrielle donner des ordres à d’autres Neko ou Inu ? Trop pour les compter ! C’est vrai, je ne vous ai pas dit que je sais compter , c’est Gabrielle qui m’a appris cela. D’ailleurs c’est aussi elle qui m’a appris que se coiffer rendait les cheveux un peu plus propres. On se coiffait toutes les deux avant d’aller chercher à manger les matins. En gros, on peut dire qu’elle était ma grande sœur, mais aussi ma protectrice. Les toilettes des hommes étaient notre maison, notre barrière contre le monde violent de dehors. Grâce à cette sérénité retrouvée, je devenais de moins en moins peureuse, j’en venais même à parler avec d’autres Neko que Gabrielle. Mais comme toutes périodes joyeuses, si l’on peut dire, dans ma vie, celle-ci allait connaître une fin brutale. Une nuit, alors que nous dormions, Gabrielle et moi, sur un mélange de vêtement trouvé de ça et là pour nous faire un matelas, un Inu, qui devait être un numéro deux, défonça la porte et se jeta sur Gabrielle. Elle, qui avait été alertée par les bruit en dehors, avait déjà réagit et s’était interposé entre le Inu et moi. Et moi, comme une cruche, je suis resté là sans rien faire. Je ne sais plus très bien si c’était parce que je ne savais pas quoi faire ou si j’étais terrorisée par cet Inu, me rappelant celui qui m’avait blessé avant. Et pendant le temps où j’étais bloquée, Gabrielle se débattait avec l’Inu. Après une petite bagarre, elle l’assomma. Il s’écroula comme une masse sur le sol. Mais au lieu de le sortir de notre « maison », ou refuge plutôt, elle se précipita sur moi en me demandant si j’allais bien, voyant que j’étais complètement bloquée. Mais Gabrielle n’avait pas vu que l’Inu était juste sonné. Celui-ci se releva et fonça de nouveau sur Gabrielle. Elle n’eut que le temps de se retourner. L’Inu plongea ses griffes dans la gorge de Gabrielle, sectionnant ce qui devait être sa carotide. Et là, cela parut pour moi une éternité. J’ai vu Gabrielle tomber en arrière, du sang dégoulinant de sa gorge et de sa bouche. Puis je l’ai vu s’affaler sur le sol, les yeux grands ouvert, me regardant.

A ce moment là, quelque chose s’est brisée en moi. Gabrielle, ma sœur, ma seule amie ici, ma confidente, ma protectrice, en bref tout ce qu’était le monde pour moi venait d’être mise à mort part quelqu’un qui ne la connaissait pas, quelqu’un qu’elle n’avait probablement jamais vu. La Haine est apparue en moi. Quand je le dis comme ça, on peut avoir l’impression que cela s’est passé en trois jours, mais en réalité, cela n’a pas duré plus de cinq secondes. J’ai éprouvé plusieurs sentiments en même temps. C’était très étrange et très désagréable. Je ressentais la haine, la colère, la peur, la tristesse et encore d’autres sentiments indescriptibles. Mais la haine et la colère ont été les plus fortes. Et ce fût mon premier accès de colère. Enfin, au vu de dégâts que j’ai fait, c’était plus un accès de haine et de destruction. J’ai vu rouge, très rouge ! Gabrielle était en train de mourir et l’autre était là, avec ses yeux étincelants de méchanceté gratuite. Je n’ai pas pu me contrôler, les coups sont partis tous seuls. Moi Anaëlle, celle qui n’avait jamais combattu, celle qui n’avait jamais été en colère, pétait enfin son câble. La suite, est assez vague, ça s’est passé très vite. D’après ce que je me souviens, j’ai attrapé mon couteau et je l’ai planté dans le ventre du Inu. Celui –ci s’est recroquevillé à cause de la douleur. Je lui ai enfoncé treize fois le couteau dans le ventre. Puis il est tombé, mort. Mais j’ai continué. Toute la colère, la haine accumulée pendant ces années est sortie d’un coup. Et j’ai continué à le lacéré de coup, sachant qu’il était déjà mort.

Quand je me suis arrêtée, je me suis précipitée vers Gabrielle. Elle baignait dans son sang et elle agonisait. C’était trop tard. Peut-être que si je n’avais pas insisté avec l’Inu je l’aurais peut-être sauvée. Mais bon, le passé c’est passé. Elle me regardait alors que j’essayais d’arrêter le flux sanguin. Puis elle s’est mise à parler, avec difficulté. Elle m’a dit que ce que j’avais fait était très impressionnant . Elle m’a aussi dit que je pouvais à présent me défendre seule, que j’étais enfin « débloquée ». Elle m’a attristée quand elle m’a dit qu’il fallait que je survive pour perpétuer la famille. Elle nous prenait donc pour une famille. Je me suis mise à pleurer à chaude larmes. Elle à ajouter qu’il fallait que je reste la plus humaine possible, pour ne pas perdre face au reste des spécimens.

Et sa dernière phrase fût sa dernière volonté : « Anaëlle….S’il te plaît…Ne me laisse pas traîner…..Mange moi s’il te plait….Adieu.. »

Excusez-moi, j’ai les larmes qui montent aux yeux rien qu’à penser à ce moment. J’étais bouleversée par sa mort et par sa dernière volonté. Gabrielle à alors fermée les yeux et son cœur s’est arrêté peu après. Ma sœur venait de mourir dans mes bras. Et c’est à ce moment là que j’ai craqué, je n’en pouvais plus…. J’ai hurlé ! J’ai hurlé jusqu'à en avoir plus de voix ! j’ai hurlé de rage, de tristesse, d’amour pour ma sœur. Elle était morte et je n’avais rien fait pour l’empêcher. Mais je ne voulais pas accomplir sa dernière volonté. Je voulais qu’elle reste avec moi pour toujours. Mais je savais que si je la laissais comme ça, quelqu’un viendrais la dévorer ou elle deviendrait de la putréfaction. J’ai donc fait ce qu’elle à demandé. J’ai du manger ma sœur.

…….
Voilà que je pleure rien qu’à y repenser… Oh Gabrielle, excuse-moi ! Excuse-moi de ma faiblesse.

J’ai gardé ses os dans une boite que j’ai cachée dans notre repaire à toutes les deux. J’ai réparé la porte et j’ai accroché un miroir derrière pour que, quand je sors, je dise à bientôt à ma sœur en regardant mon reflet.

Voilà, vous savez presque tout sur moi. Le reste est un secret ! Si quelqu’un trouve cette lettre et arrive à lire mon écriture, il saura ! Il saura ce qui s’est passé ici. Il saura qu’il n’y avait pas que des animaux ici, mais des personnes gentilles et humaines, comme tout le monde sur la planète. Je m’en remets donc à vous, lecteur de cette lettre, pour arrêter les tests de ce genre dans le futur.
Bien à Vous

Anaëlle 08.05-M107

(J’ai aimé écrire cette histoire, j’en ai eu les larmes aux yeux ! (Oui je suis sensible :p) Si c'est compliquer à suivre, pour les références c'est à cette fiche qu'il faut regarder: http://captive.forumactif.org/presentations-validees-f22/gabrielle-t11.htm )

Vous !


Pseudo : Ah ah ^^
Présence sur 10 : 05 (Matériel et disponibilité oblige !)

Autre : Le Forum est toujours aussi bien ! (A part peut-être la taille du texte et la couleur) Je m’excuse aussi pour cette très (très très très) longue absence qui n’était en rien voulue. (Je peux m’expliquer ! )


Dernière édition par Anaëlle le Ven 14 Jan - 14:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 08.05-M107 Anaëlle   Lun 30 Aoû - 15:12

Ah, mais re-bienvenue à toi !
Ton histoire m'a fait verser une larme, j'avoue, tout particulièrement la fin ^^''
J'adore ton idée de clonage / soeur, etc. C'est pas commun, et particulièrement mignon ;^;

'fin, je te valide donc, tu peux Rp <3

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MessageSujet: Re: 08.05-M107 Anaëlle   Lun 30 Aoû - 19:51

Merci, c'est gentil! Surprised

(Suis peut-être pas si sensible que ça Razz )
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MessageSujet: Re: 08.05-M107 Anaëlle   

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08.05-M107 Anaëlle

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